La surface de la planète Mars est très probablement bactéricide, grâce à une combinaison de perchlorates et du rayonnement UV solaire.

Les astrobiologistes britanniques Jennifer Wadsworth et Charles Cockell publient ces résultats dans Scientific Reports, revue du groupe Nature.
Les perchlorates, composés oxydants abondants dans le sol martien, ont été détectés en 2008 par l'atterrisseur Phoenix de la NASA. Leur nocivité pour les bactéries restait à évaluer. Les chercheurs ont simulé les conditions martiennes et observé la réaction de Bacillus subtilis, une bactérie tellurique courante.
Sous rayonnement UV court, le perchlorate de magnésium tue les bactéries en quelques minutes. Les oxydes de fer et le peroxyde d'hydrogène présents sur Mars renforcent cet effet bactéricide.
Les micro-organismes terrestres contaminés via les sondes ont peu de chances de survivre ou de se multiplier. Cela diminue aussi les probabilités de vie indigène dans le sol martien, bien que certaines bactéries terrestres résistent aux perchlorates.