Découvrez l'importance de surveiller la progression de la sclérose en plaques (SP) et de détecter rapidement tout changement de symptômes pour préserver votre qualité de vie.
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Pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), une surveillance attentive des symptômes est cruciale. Toute variation physique ou cognitive peut indiquer une évolution de la maladie. Partagez ces changements avec votre médecin. « Grâce aux avancées scientifiques, il est possible de ralentir la progression de l'incapacité et de réduire les poussées », explique le Dr Alexander Saveriano, professeur adjoint à l'Université McGill et neurologue au Neuro (Institut universitaire de Montréal).
La SP est une maladie auto-immune chronique affectant le système nerveux central. Le système immunitaire attaque la myéline, gaine protectrice des neurones dans le cerveau et la moelle épinière. « Imaginez un fil métallique représentant un neurone : la myéline est sa gaine isolante. Endommagée, elle perturbe la conduction électrique, entraînant divers symptômes neurologiques », précise le Dr Saveriano.
Le Canada affiche l'un des taux de prévalence les plus élevés au monde, avec environ 90 000 personnes touchées. Principalement diagnostiquée entre 20 et 49 ans, la SP est trois fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
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Aucune expérience de la SP n'est identique. Les symptômes varient selon les formes de la maladie et le stade d'évolution. « Le spectre est large : de formes graves à légères », note le Dr Saveriano.
Environ 15 % des cas sont des SP progressive primaire (SPPP), avec une dégradation neurologique lente sans poussées nettes, et des phases de stabilisation sans rémission complète. Près de 85 % débutent par une SP récurrente-rémittente (SPRR), marquée par des poussées imprévisibles suivies de rémissions partielles ou totales.
La SPRR évolue souvent vers une SP progressive secondaire (SPPS), où les poussées diminuent mais les symptômes s'aggravent progressivement. « Moins d'inflammation, mais une détérioration nerveuse continue », ajoute le Dr Saveriano.
Les symptômes physiques courants incluent faiblesse des membres, spasticité, incoordination, troubles de l'équilibre et sensitifs (engourdissements, douleurs neuropathiques).
De 40 à 70 % des patients présentent des troubles cognitifs, ou « brouillard cognitif » : difficultés à organiser les pensées, ralentissement cognitif, problèmes de mémoire, concentration et expression verbale.
Restez vigilant face aux changements subtils, signe potentiel d'évolution. « Cela peut réduire la mobilité, l'endurance, aggraver fatigue, cognition et troubles intestinaux », indique le Dr Saveriano. Les variations sont graduelles ; une diminution des poussées peut aussi alerter.
Discutez-en avec votre médecin pour protéger votre santé.
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Signalez tout changement inhabituel. « Cela aide à évaluer la stabilité, ajuster les traitements et détecter une transition vers une forme progressive », souligne le Dr Saveriano. Une intervention précoce améliore les pronostics.
Compte tenu des fluctuations quotidiennes, observez les tendances mensuelles (ex. : distance de marche). Utilisez ce questionnaire pour suivre vos symptômes et guider vos consultations.
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Adoptez un mode de vie sain : alimentation équilibrée, exercice, arrêt du tabac, physiothérapie. Les traitements précoces réduisent lésions et poussées, favorisant autonomie et bien-être.
« De nombreuses options thérapeutiques existent aujourd'hui, offrant de l'espoir », conclut le Dr Saveriano.
Toute variation, même minime, justifie une consultation pour un plan personnalisé.
Pour en savoir plus sur la prise en charge de la SP, visitez jedecide.ca.