Apprendre qu'on est atteint d'un cancer est une épreuve terrifiante, mais les avancées médicales permettent à de plus en plus de personnes de survivre au cancer colorectal et même d'en guérir complètement.
Le cancer colorectal désigne une tumeur maligne qui se développe dans le côlon (gros intestin) ou le rectum (juste au-dessus de l'anus). Il provient souvent d'un polype bénin qui évolue vers une forme maligne.
Non traité, il peut causer des saignements, une obstruction intestinale ou une perforation de la paroi. Les cellules cancéreuses risquent alors de métastaser vers les ganglions lymphatiques, le foie ou les poumons.
Le stade du cancer (de I à IV) est déterminé par des examens d'imagerie et biopsie. Un stade I confiné à la paroi intestinale offre un excellent pronostic : plus de 90 % des patients survivent cinq ans après diagnostic. Si aucune récidive n'intervient durant cette période, la guérison est considérée acquise. Les stades II et III sont traitables avec succès dans la plupart des cas.
Ce cancer se développe lentement à partir de mutations génétiques cellulaires. Certains individus héritent de gènes prédisposants, mais dans la majorité des cas, la cause reste inconnue. L'alimentation joue un rôle clé, avec un risque accru lié à une consommation excessive de viandes rouges et transformées, et faible en fibres.
Le cancer colorectal est l'un des cancers les plus curables, quel que soit l'âge du patient. Le traitement est adapté au stade : chirurgie en première intention, suivie si nécessaire de chimiothérapie adjuvante (post-chirurgicale) et/ou radiothérapie.
La chimiothérapie cible les cellules cancéreuses mais affecte aussi les saines, entraînant nausées, fatigue, alopécie ou diarrhée. Ces effets sont gérables par ajustement des doses et traitements symptomatiques, limitant les absences au travail.
Le 5-fluorouracile (5-FU) associé au leucovorine (folinate de calcium) reste un pilier, administré en IV ou via pompe implantable. Pour les formes métastatiques, association avec irinotecan (Camptosar). La capecitabine (Xeloda) est une option orale équivalente. D'autres comme l'oxaliplatine progressent en essais cliniques.
La colectomie partielle (résection tumorale + marges saines + ganglions) est standard, sous anesthésie générale. Pour le rectum, risques de troubles sphinctériens ou sexuels temporaires possibles.
La radiothérapie post-opératoire (5-6 semaines, 5 séances/semaine) élimine les résidus tumoraux, souvent combinée au 5-FU. La radiothérapie pré-opératoire réduit les tumeurs volumineuses, évitant parfois la colostomie.
Alternatives : stent (extenseur) ou laser pour débloquer l'intestin chez les patients fragiles. La colostomie (poche externe) est rare et souvent temporaire.
Le diagnostic bouleverse, mais une attitude proactive aide :