Les études montrent que bronzer en salon avant 35 ans augmente de 75 % le risque de mélanome. Déconstruisez les mythes tenaces sur le bronzage artificiel !
Selon la publicité, le bronzage est sans danger. En réalité, aucun bronzage n’est inoffensif, qu’il soit naturel ou artificiel. Les recherches confirment que l’utilisation régulière de cabines de bronzage provoque un photo-vieillissement cutané, des dommages irréversibles à l’ADN et des mélanomes. Ce cancer de la peau peut défigurer ou menacer la vie si non détecté et traité précocement.
Un autre mythe affirme que le bronzage en salon compense les carences en vitamine D, fréquentes chez les Canadiens. Or, la plupart des personnes reçoivent assez de rayons UVB en période ensoleillée pour produire la vitamine D nécessaire. L’hiver, l’Association canadienne de dermatologie (ACD), Santé Canada et l’OMS préconisent des suppléments quotidiens ou des ajustements alimentaires.
Pour protéger les jeunes, l’ACD plaide pour une réglementation fédérale limitant l’accès aux cabines. Ses défenseurs préfèrent un consentement parental, mais une étude de 2008 de la Société canadienne du cancer révèle que 60 % des salons ne vérifiaient pas l’âge.
Le 15 mai 2012, le Québec est devenue la troisième province à interdire le bronzage aux moins de 18 ans, après la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique. L’Alberta, l’Ontario et le Manitoba étudient des mesures similaires. Le Canada accuse du retard : la France (1997), l’Écosse (2008), l’Autriche, l’Allemagne (2009) et le Royaume-Uni (2010) ont prohibé l’accès aux mineurs.
Le gouvernement fédéral doit réguler l’accès au bronzage comme pour l’alcool et le tabac.