Les maladies cardiovasculaires, comme les crises cardiaques, angines de poitrine et AVC, touchent autant les femmes que les hommes. Chez ces derniers, elles causent 31 % des décès, en faisant l’ennemi numéro 1. (Crédit : iStock)
Comment s’en prémunir ? Par des bilans de santé réguliers et une bonne connaissance des facteurs de risque, conseille le Dr Andreas Wielgosz, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur du Canada et cardiologue expérimenté à l’Hôpital d’Ottawa. Dès 40 ans (ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux ou de résultats préoccupants), mesurez systématiquement la pression artérielle et le taux de cholestérol lors des examens de routine.
Adoptez aussi une hygiène de vie irréprochable : maintenez un poids santé (en évitant surtout l’accumulation de graisses abdominales) et arrêtez de fumer. Voici trois stratégies supplémentaires, issues des recherches récentes, pour un cœur robuste.
Consultez régulièrement votre dentiste. Les problèmes dentaires sont étroitement liés aux maladies cardiaques, surtout chez les hommes de moins de 60 ans. Une étude de 2008 de l’Université de Boston, portant sur 1 203 hommes suivis sur 35 ans, a montré que chaque perte osseuse de 20 % autour des dents augmentait le risque de maladie coronarienne de 39 %. Explication probable : les infections gingivales propagent des bactéries jusqu’au cœur. Une hygiène dentaire rigoureuse et des visites régulières réduisent ces risques.
Faites la sieste. Selon une étude de 2007 publiée dans Archives of Internal Medicine, qui a suivi 23 681 personnes pendant six ans, les adeptes de la sieste diminuent de 37 % leur risque de maladie coronarienne – un bénéfice doublé chez les actifs. La sieste atténue le stress, comme le confirme le Dr Dimitrios Trichopoulos, directeur de recherche à Harvard : « J’en fais une dès que possible. »
Pratiquez une activité physique modérée. Une grande étude canadienne de l’Université Queen’s, sur 19 125 hommes pendant 10 ans, révèle qu’une bonne condition physique halve le risque de décès cardiovasculaire. « Quel que soit votre profil de risque, l’exercice améliore la situation », affirme le chercheur Peter Katzmarzyk. Pas besoin d’entraînement intensif : marchez 30 minutes, 4 à 5 fois par semaine. Ajoutez du hockey ou du soccer occasionnel pour rester jeune de corps et d’esprit !
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