Des chercheurs belges du Coma Science Group à l'Université de Liège ont développé une approche mathématique pour évaluer le niveau de conscience des patients comateux.

Cette technique repose sur la mesure de la complexité des réponses cérébrales à des impulsions magnétiques transcrâniennes (TMS).
De nombreux patients en coma perçoivent partiellement leur environnement, mais ne peuvent y répondre en raison de lésions cérébrales ou de paralysie. Leur conscience reste souvent indétectée.
En collaboration avec des experts internationaux, l'équipe de l'Université de Liège a publié ses résultats dans Science Translational Medicine.
La méthode consiste à appliquer de brèves impulsions magnétiques au cerveau (TMS). Plus la réponse est complexe et difficile à compresser, plus le patient est conscient. Cela reflète la capacité du cerveau à intégrer l'information.
Cette réponse est quantifiée par l'Indice de Complexité Perturbatrice (PCI), sur une échelle de 0 à 0,7. Il distingue sommeil, sédation, coma ; en dessous de 0,3, aucune conscience n'est détectée.
Le PCI a été validé sur des sujets sains (éveil, sommeil paradoxal, profond, rêve, anesthésie) et des patients (état végétatif, conscience minimale, locked-in). Les résultats sont fiables.
"Outre son utilité clinique, cette étude confirme que la conscience humaine repose sur l'intégration d'informations par le cerveau", déclare le Pr Steven Laureys, directeur de l'étude.
