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L’apprentissage des langues commence in utero : une étude révèle la sensibilité des fœtus

Les fœtus distinguent déjà l’anglais du japonais. Avant même la naissance, nous sommes sensibles aux différences rythmiques des langues, favorisant ainsi notre développement linguistique.

L’apprentissage des langues commence in utero : une étude révèle la sensibilité des fœtus

Dans l’utérus, les fœtus perçoivent une variété de sons : la voix de leur mère, les battements de son cœur et même les bruits extérieurs. Ces stimuli auditifs jouent un rôle clé dans leur apprentissage précoce. Des recherches confirment que, dès avant la naissance, nous développons une sensibilité aux langues les plus fréquemment entendues.

Pour évaluer la réaction des fœtus à différentes langues, la linguiste américaine Utako Minai et son équipe ont monitoré les battements cardiaques de 24 fœtus âgés de huit mois. Ils ont d’abord diffusé un enregistrement de deux minutes en anglais, puis attendu 18 minutes avant un second enregistrement – en anglais ou en japonais, prononcé par la même personne. Le rythme cardiaque s’est modifié de manière significative uniquement pour le passage en japonais.

Le rythme individuel des langues

Chaque langue possède un schéma rythmique unique. L’anglais, par exemple, évoque le morse par sa structure, tandis que le japonais est plus régulier. Cette étude montre que les fœtus s’entraînent déjà à reconnaître les propriétés rythmiques des langues de leur environnement.

Les fœtus ne réagissent pas uniquement par le cœur : c’est le cerveau qui régule leur rythme cardiaque. Tous les sons perçus in utero contribuent au développement de la zone auditive cérébrale. Cette recherche souligne l’importance du langage dans cette maturation, offrant aux nouveau-nés des bases solides pour l’acquisition linguistique.


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