Comment le mode de vie, les hormones, l'humeur et la pollution atmosphérique influencent-ils notre flore intestinale ? C'est la question que pose le professeur Jeroen Raes (KU Leuven / VIB) dans une étude ambitieuse impliquant 500 volontaires. J'en fais partie.
Le projet Flore Intestinale 150 Jours consiste à tenir un journal des selles pendant 150 jours, à prélever des échantillons de salive et de selles les premiers jours de chaque mois, et à consulter un médecin généraliste pour un contrôle mensuel. Nous utilisons aussi un smartphone dédié, avec Wi-Fi, données mobiles et géolocalisation activés, pour mesurer l'activité physique et l'exposition à la pollution.

Via l'application dédiée, nous consignons quotidiennement nos selles, nos activités sportives, nos habitudes alimentaires, notre humeur et notre santé. Les chercheurs obtiennent ainsi un portrait mensuel complet de notre quotidien.
Hier, lors de ma première visite médicale, le médecin a prélevé un échantillon de sang, rempli un questionnaire, et mesuré mon poids, taille, tour de taille et de hanches, tension artérielle et température.

J'ai moi-même collecté les échantillons : salive dans un tube, selles avec un récipient et une spatule (détails réservés !). Après scan du code-barres, j'ai congelé les tubes. Je les dépose bientôt chez un pharmacien partenaire, dans un sac isotherme avec accumulateurs de froid pour éviter la décongélation. Les chercheurs sont informés dès réception.
Ce matin, j'ai reçu le premier questionnaire en ligne à compléter rapidement.
Mai s'annonce intense : échantillons quotidiens de salive et selles, journal alimentaire complet, et dépôts hebdomadaires excluant les voyages à l'étranger.
Toutes les données des 500 participants seront archivées 30 ans minimum. Espérons des découvertes majeures pour notre santé !
