Les mesures anti-tabac ont un impact positif prouvé sur la santé des enfants, avec moins de naissances prématurées et de crises d'asthme.
La législation anti-tabac améliore significativement la santé des enfants.
Plus de 160 000 enfants meurent chaque année des effets de l'exposition à la fumée du tabac. La fumée secondaire passive augmente les risques de maladies respiratoires comme la pneumonie et l'asthme chez les plus jeunes. Pour prévenir ces pathologies et les décès précoces, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise des réglementations strictes et la création de zones sans tabac dans les lieux publics et sur les lieux de travail. Des études précédentes avaient déjà démontré des bénéfices pour les adultes.
Pour évaluer l'impact sur les enfants, les universités de Maastricht, Hasselt, Édimbourg et Harvard ont analysé les données de onze études internationales impliquant 2,5 millions de nouveau-nés et 250 000 hospitalisations ou urgences pour asthme infantile. Cette méta-analyse révèle que les lois anti-tabac réduisent de plus de 10 % les naissances prématurées, ainsi que les admissions hospitalières et visites aux urgences pour crises d'asthme. Ces résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue The Lancet.
Cette étude internationale corrobore les travaux antérieurs des épidémiologistes de l'UHasselt, Tim Nawrot et Bianca Cox, qui avaient observé une baisse des naissances prématurées en Flandre après l'entrée en vigueur de la législation antitabac. Aujourd'hui, seule une personne sur six dans le monde bénéficie d'une telle protection, malgré son efficacité démontrée.
Selon la Ligue flamande contre le cancer, qui milite pour un environnement sans tabac, les enfants doivent aussi être protégés à domicile. La fumée dans la maison ou la voiture est tout aussi toxique que dans les lieux publics. Une étude de 2008 estimait que 116 000 enfants en Flandre étaient exposés quotidiennement à la maison, sans compter les fœtus affectés par le tabagisme maternel. (ev)