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La chloroquine, antipaludique historique, booste l'efficacité de la chimiothérapie contre le cancer

La chloroquine, médicament bien établi contre le paludisme, limite la prolifération des cellules cancéreuses, réduit leur propagation et améliore leur sensibilité à la chimiothérapie.

La chloroquine, antipaludique historique, booste l efficacité de la chimiothérapie contre le cancer

La chloroquine, un antipaludique utilisé depuis la Seconde Guerre mondiale, montre un potentiel anticancéreux en normalisant les vaisseaux tumoraux et en optimisant la chimiothérapie.

Connue pour traiter le paludisme et des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, la chloroquine a déjà démontré, dans des études animales, son aptitude à potentialiser la chimiothérapie. Le mécanisme précis restait toutefois inexploré.

Les chercheurs soupçonnaient un blocage de l'autophagie – processus de survie des cellules cancéreuses face aux thérapies – mais manquaient de preuves in vivo. Des scientifiques de l'Institut flamand de biotechnologie (VIB) et de la KU Leuven ont élucidé ce mystère.

Leur étude révèle que la chloroquine non seulement freine la croissance tumorale, mais normalise aussi les vaisseaux sanguins anormaux des tumeurs. Cela améliore le flux sanguin, réduit l'agressivité cellulaire et facilite l'accès des chimiothérapies aux cellules cancéreuses. « La normalisation vasculaire optimise la perfusion tumorale », explique le Pr Peter Carmeliet. « Les médicaments anticancéreux pénètrent mieux, rendant la chimiothérapie plus efficace. »

Elle renforce également la barrière vasculaire, limitant l'accès des cellules cancéreuses à la circulation sanguine et étouffant ainsi les métastases – enjeu clé des traitements anticancéreux. (ev)

Aucun essai clinique humain n'a été conduit à ce jour. Pour toute question, contactez patienteninfo@vib.be.


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