Les patients atteints de paludisme présentant des rechutes rapides peuvent être traités avec la même thérapie initiale, souvent la seule disponible. C’est ce que démontrent les recherches menées par l’Université d’Anvers.

Le paludisme reste une menace sérieuse malgré les progrès. Une équipe internationale dirigée par le Global Health Institute de l’UAntwerp a étudié plus de 2 000 enfants en Ouganda et en République démocratique du Congo. « Les patients rechutant dans les quatre semaines peuvent être traités avec la même thérapie qu’en première intention », expliquent le Pr Jean-Pierre Van Geertruyden et Hypolite Muhindo Mavoko, qui a soutenu une thèse sur cette recherche.
« Excellente nouvelle, car dans la plupart des centres de santé africains, une seule thérapie est disponible : les combinaisons à base d’artémisinine (ACT). »
L’Université d’Anvers mène de nombreuses recherches sur la lutte contre le paludisme, notamment sur des méthodes de diagnostic plus sensibles, l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité de médicaments nouveaux ou existants. Nos scientifiques étudient aussi les variations de la maladie selon les continents et des stratégies pour réduire son impact sur les enfants scolarisés. L’université contribue également à la recherche préparatoire sur les politiques dans plusieurs pays.