Un test de diagnostic innovant analyse l'odeur de l'urine pour détecter le cancer de la prostate avec une grande précision, évitant les biopsies inutiles.

Un nez électronique capable de flairer le cancer de la prostate dans l'urine des hommes.
Actuellement, le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) reste la méthode principale pour dépister le cancer de la prostate. Cependant, un taux élevé de PSA n'indique pas toujours un cancer : il peut résulter d'une hypertrophie bénigne de la prostate, par exemple. Cela conduit souvent à des biopsies invasives, source de risques infectieux et non fiables à 100 %, car un prélèvement hors tumeur peut passer à côté du diagnostic.
Des chercheurs britanniques ont développé un test non invasif utilisant l'Odoreader, un système de capteurs à chromatographie en phase gazeuse inspiré des chiens renifleurs de cancers. Combiné à des analyses statistiques, il identifie les anomalies urologiques dans l'urine. Dans une étude pilote sur 155 hommes consultant en urologie (dont 58 atteints de cancer de la prostate et 24 de cancer de la vessie), le test a affiché un taux de vrais positifs de 95 % et de vrais négatifs de 96 %.
Les scientifiques visent désormais à rendre l'Odoreader accessible aux médecins et infirmiers pour un dépistage rapide des cancers de la prostate et de la vessie. Une détection précoce améliore significativement les chances de traitement efficace.
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