Un nouveau test génétique permet d'évaluer précisément le degré de risque de développer un cancer de la prostate agressif.

Environ 100 000 hommes en Europe décèdent chaque année des suites d'un cancer de la prostate, l'un des cancers les plus fréquents. Ce test génétique ne réduira pas ce chiffre, mais il détermine l'agressivité de la tumeur. Jusqu'ici, les tests existants estimaient seulement le risque de développer un cancer de la prostate, sans évaluer sa gravité.
Des chercheurs canadiens ont analysé 1 858 hommes issus de trois cohortes indépendantes (Suisse, Canada et États-Unis) atteints d'une forme agressive de cancer de la prostate. Ils ont identifié que le gène Kallikrein 6 et sa région environnante influencent l'évolution de la maladie.
"Nous avons détecté ce gène chez 6 à 14 % des hommes testés", explique le chercheur principal canadien, le Dr Alexandre R. Zlotta. Cela en fait l'un des gènes les plus fréquemment associés à un cancer de la prostate agressif. Appliqué à la population européenne, ce pourcentage le plus bas concerne au moins 22 millions d'hommes. Les porteurs de ce gène présentent un risque trois fois plus élevé de développer une forme agressive par rapport aux autres.
Ce test est désormais disponible, mais son déploiement en Belgique prendra du temps. Il permettra néanmoins d'affiner les stratégies thérapeutiques pour une prise en charge plus personnalisée.