Des chercheurs de KU Leuven ont développé un nez électronique hypersensible capable de détecter des traces infimes de pesticides et d'agents neurotoxiques. À terme, il pourrait aussi diagnostiquer des maladies comme le cancer du poumon.

Ce nez électronique révolutionnaire détecte des substances à des concentrations infimes, comparables à une goutte d'eau dans une piscine olympique.
Les nez électroniques existent depuis longtemps, comme l'alcootest qui mesure l'alcool dans l'haleine des conducteurs. Ce dernier réagit aux molécules d'alcool via une réaction chimique.
La plupart des gaz sont plus complexes, avec des mélanges de molécules à très faibles concentrations. « Notre nouveau nez intègre un matériau agissant comme une éponge microscopique. Ses pores minuscules accumulent sélectivement les substances ciblées », explique Ivo Stassen (KU Leuven). Il capture les phosphonates présents dans les pesticides et les agents neurotoxiques, permettant de détecter des résidus sur les aliments ou des traces d'armes chimiques. C'est le capteur le plus sensible pour ces molécules.
Selon Rob Ameloot (KU Leuven), ce matériau spongieux s'intègre facilement dans l'électronique existante, comme sur un smartphone. D'autres applications incluent la détection de maladies via l'analyse de la respiration, pour un diagnostic précoce du cancer du poumon ou de la sclérose en plaques. Il pourrait aussi identifier la détérioration des aliments ou les produits contrefaits. Cette recherche est publiée dans Chemical Science (2020).
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