En cas de septicémie ou d'empoisonnement du sang, le système immunitaire risque de perdre la bataille contre les pathogènes.
Notre système immunitaire protège l'organisme contre les virus, bactéries et autres menaces extérieures grâce aux globules blancs, qui interviennent rapidement lors de la détection d'envahisseurs. Généralement, les infections bactériennes ou virales restent localisées à un organe ou un système.
Cependant, si le système immunitaire est affaibli ou l'infection persistante, les germes peuvent envahir la circulation sanguine, provoquant une septicémie grave, souvent mortelle. Environ 30 millions de personnes en sont touchées chaque année dans le monde, faisant de cette pathologie la première cause de décès chez les enfants.
Pour élucider les mécanismes de défense immunitaire et les dysfonctionnements menant à la septicémie, des chercheurs américains ont étudié la phase initiale de la réponse immunitaire chez la souris, en se focalisant sur les granulocytes basophiles, qui représentent seulement 1 % des globules blancs chez la souris comme chez l'humain.
Les résultats montrent que ces granulocytes basophiles sont les premiers à atteindre le site d'infection. Ils déclenchent non seulement la réaction inflammatoire initiale, mais libèrent aussi des signaux alertant les autres cellules immunitaires, activant ainsi l'ensemble du système à pleine capacité.
Les scientifiques établissent un lien direct entre la réduction de ces granulocytes et le risque de septicémie. Ils forment une véritable avant-garde, dont le déploiement conditionne l'issue de la réponse immunitaire.