Nous cousons des masques buccaux, portons des gants et gardons du gel hydroalcoolique à portée de main. Plus que jamais, nous sommes attentifs à notre hygiène et à celle de notre entourage. Mais ces gestes contribuent-ils vraiment à réduire le risque d'infection au COVID-19 ?
La vie d'un travailleur à domicile à temps plein est monotone. Les interactions se limitent souvent à une voix ou un visage à l'écran. Le supermarché devient le moment social phare de la semaine, où les clients, enveloppés comme des astronautes, naviguent prudemment entre les rayons et les bulles de sécurité.
Pourtant, il est courant d'observer ceux qui enfilent soigneusement leurs gants pour éviter le virus... se toucher le visage avec les mêmes gants peu après, décrocher leur téléphone ou sortir un mouchoir. Les experts comme Steven Van Guchten ou Marc Van Ranst doivent en soupirer de frustration. Quelles sont les règles d'étiquette pour gants et masques ?
La distanciation sociale reste essentielle pour freiner la propagation du virus. Si elle était toujours respectée, les masques buccaux seraient superflus. Mais dans les secteurs comme la santé ou un bus bondé aux heures de pointe, elle n'est pas toujours possible.
Avec le retour progressif au travail et l'assouplissement des règles, l'usage des masques va se généraliser. Il est crucial de les porter et les entretenir correctement. Peu de directives existent, mais le principe est simple : le masque doit couvrir bouche et nez. Voir des nez dépassant fait verser une larme aux virologues.
Les masques sont initialement à usage unique. Face à la pénurie, certains peuvent être réutilisés exceptionnellement. Les FFP2/FFP3 offrent la meilleure protection et doivent être réservés au personnel soignant en contact direct avec des patients COVID-19. Leur stérilisation (vapeur, peroxyde d'hydrogène, rayons gamma) n'est possible qu'en milieu hospitalier.
Les masques chirurgicaux protègent moins. Le gouvernement conseille de les porter maximum 8 heures et de les ranger dans un sac hygiénique personnel entre usages. Les masques en tissu maison ne sont pas médicaux, mais utiles pour le grand public. Lavez-les quotidiennement à ≥60°C ou désinfectez-les 30 minutes dans du Dettol/éthanol, puis rincez bien. Pour tous, conservez-les proprement et évitez de les toucher en cours d'usage.
L'extérieur des masques est potentiellement contaminé, tout comme les gants après contact avec des objets publics. Ne touchez jamais votre sphère privée (visage, téléphone, mouchoir) avec des gants souillés.
Définissez votre sphère privée : visage, téléphone, mouchoir sont évidents ; carte bancaire, sac, volant moins. Au supermarché : mettez les gants propres avant de sortir de la voiture. Ils restent sûrs pour fermer la portière ou prendre le sac. Dès le caddie, considérez-les contaminés.
Pour téléphone ou mouchoir, enlevez un gant proprement (intérieur contre intérieur) pour les manipuler. L'extérieur ne doit jamais toucher votre peau ni l'intérieur des gants.
Même pour portefeuille, vêtements ou clés. Pour les deux mains, retirez-les selon la procédure illustrée.
À la voiture, ouvrez avec l'astuce gant, chargez les courses ganté, puis retirez-les correctement et jetez-les.
À la maison, lavez-vous les mains, rangez les courses, relavez-les. La contamination s'estompe en quelques jours ; les produits intègrent alors votre sphère privée.
Faut-il désinfecter tout ? La contamination diminue avec le temps et les contacts multiples indirects. Le lavage des mains accélère cela.
Sans protection, un malade contamine beaucoup via objets. Multiples contacts diluent le risque. Lavage des mains ou désinfection (comme sur caddies) le réduit fortement. Votre immunité gère de faibles doses virales.
En plus de la distanciation sociale, le lavage des mains est primordial après tout contact extérieur. Privilégiez savon/eau ; gel hydroalcoolique seulement si impossible. Appliquez généreusement, frottez 20-30 secondes minimum.
Toutes les mesures exigent une exécution rigoureuse et du bon sens. Enfin, n'oublions pas l'étiquette humaine : un sourire ou bonjour masqué ne contamine personne, au contraire, il réchauffe les cœurs.
Pour plus d'infos sur les mesures anti-coronavirus, consultez :
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