La question des masques buccaux a fait l'objet de débats intenses dans les médias pendant des mois. Au début de la crise du COVID-19, ils étaient omniprésents dans les rues. Avec la baisse des hospitalisations et l'assouplissement des mesures, leur port est devenu moins systématique. La discussion sur leur obligation refait pourtant surface.
Les autorités sanitaires ont émis des recommandations variées ces derniers mois, semant la confusion. Nous résumons ici les connaissances scientifiques les plus récentes et fiables.
On distingue principalement trois types de masques :
Les études scientifiques se concentrent sur les soignants, comparant masques chirurgicaux et FFP2. Lors de l'épidémie de SRAS (2002-2003), aucune différence de protection n'a été observée. Des recherches aux États-Unis et au Canada confirment leur équivalence pour prévenir les infections respiratoires. Cela est corroboré par une méta-analyse du Centre Cochrane chinois indépendant.
Une étude sud-coréenne sur le COVID-19 montre que les masques chirurgicaux protègent efficacement les soignants : aucun des 35 exposés n'a été infecté. Les FFP2 sont réservés aux cas intensifs en réanimation COVID-19.
Les recommandations pour le grand public varient. Le 6 avril 2020, l'OMS déconseillait leur usage généralisé, tandis que d'autres autorités (dont aux États-Unis) préconisaient des masques faits maison, en complément de la distanciation et de l'hygiène des mains.
Les autorités hésitent encore, mais sur la base des recherches, voici des recommandations générales :
En juin 2020, l'OMS a adapté ses conseils : port recommandé (chirurgical ou tissu) là où la distanciation est impossible.
Utilisez correctement tout masque : maintenez-le bien ajusté, évitez de le toucher. Retirez-le par les élastiques. Notez que la respiration peut être plus laborieuse.
Les masques sont essentiels pour les soignants exposés. Pour le grand public, l'hygiène des mains, l'étiquette respiratoire et la distanciation priment. Un masque est crucial si vous êtes potentiellement infecté pour protéger autrui. Face à la méconnaissance du statut infectieux, il incarne un geste civique en zones bondées.
Références :