Nous disposons peut-être de plus de temps pour nous activer physiquement, mais nous ne l'exploitons pas toujours. La deuxième enquête santé COVID-19 menée par l'Institut Sciensano révèle qu'un quart des plus de 40 000 participants ont pris du surpoids durant la quarantaine. Est-ce fiable ?
L'Institut de santé publique Sciensano à Bruxelles a analysé l'impact de la quarantaine obligatoire sur les habitudes alimentaires et de vie des Belges. Pour cela, un questionnaire en ligne a été diffusé mi-avril auprès des adultes belges. Plus de 40 000 personnes y ont répondu : 51 % de Flandre, 11 % de Bruxelles et 38 % de Wallonie. Près de 67 % des participants avaient entre 35 et 64 ans.
Voici certains résultats clés de l'étude :
Étude transversale et auto-déclarative
Il s'agit d'une étude transversale observationnelle, qui identifie des associations mais ne prouve pas de causalité. Les données sont auto-déclarées : le poids, par exemple, n'a pas été mesuré par des professionnels.
Échantillon non représentatif
Enquête en ligne, elle exclut les personnes sans accès internet. Le niveau d'éducation le reflète : 23 % des Belges ont un diplôme supérieur, contre 72 % des participants. L'échantillon diverge de la population en termes de sexe, âge et éducation.
Augmentation de l'obésité ?
Certains résultats intriguent : le taux d'obésité est 3 % plus élevé qu'en temps normal. Or, la quarantaine a duré un mois entre mi-mars et mi-avril ; une telle hausse semble improbable.
Multiplication des enquêtes en ligne
La quarantaine influence bel et bien nos habitudes, mais les sondages rapides en ligne souffrent souvent de :
L'enquête Sciensano auprès de plus de 40 000 personnes évalue l'impact de la quarantaine sur les habitudes alimentaires et de vie. Un quart des répondants rapportent une prise de poids. Cependant, la représentativité de l'échantillon – très éduqué et connecté – reste limitée.
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