Dans l'inégalité entre les sexes, la structure familiale joue un rôle déterminant, surpassant l'impact de la religion et du revenu.

La structure familiale détermine la position des femmes plus que la religion ou le revenu. Les normes régionales relatives aux familles influencent fortement l'égalité des genres.
Des chercheurs de l'Université d'Utrecht ont analysé les disparités mondiales entre sexes à travers le droit successoral, l'âge au mariage, la représentation parlementaire et la participation au travail. Leurs conclusions soulignent le rôle crucial des systèmes familiaux, la religion arrivant en second plan.
Le poids des structures familiales
Au Moyen-Orient, l'inégalité des femmes est souvent attribuée à l'islam. Pourtant, cette religion n'explique pas les variations régionales. Les experts pointent du doigt les structures familiales : mariages entre cousins et cohabitation de plusieurs générations désavantagent particulièrement les femmes.
Les mariages consanguins et les familles multigénérationnelles nuisent gravement à la position des femmes.
Individualisme et égalitarisme
Les cultures individualistes et égalitaires favorisent l'égalité hommes-femmes via des systèmes familiaux inclusifs. Ces dynamiques s'appuient sur des avancées socio-économiques et une gouvernance démocratique. Aux Pays-Bas, bien que les femmes ne représentent que 37,3 % des parlementaires l'an dernier, les autres écarts de genre restent minimes.
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