La stimulation électrique d'une région précise du cerveau, le cortex entorhinal droit, par de faibles courants améliore significativement la mémoire.
Les chocs électriques évoquent souvent la torture, mais de faibles doses de courant appliquées à une zone spécifique du cerveau – le cortex entorhinal droit – peuvent booster la mémoire. Cette région est étroitement liée à l'hippocampe, clé de la formation des souvenirs. Découverte en 2012, cette observation a été confirmée par une récente étude de suivi.
Cette recherche a impliqué 13 patients épileptiques équipés d'un dispositif pour localiser précisément l'origine des crises. Ce système inclut des électrodes ultra-fines mesurant l'activité neuronale avec précision, non seulement pendant les crises, mais aussi lors de la formation de souvenirs. Il permet aussi la microstimulation ciblée : en identifiant l'activité neuronale associée à la mémorisation, les chercheurs ont stimulé le cortex entorhinal droit de manière identique, résultant en une amélioration mesurable de la mémoire.
Ces résultats, encore expérimentaux, démontrent que de faibles doses de courant électrique influencent la mémoire humaine.
Que mesure exactement cette « amélioration » ? L'étude a évalué la mémoire épisodique, qui stocke les événements personnels, en se focalisant sur la pattern separation : la capacité à distinguer des détails spécifiques sans confusion avec des événements similaires. Les patients ont mémorisé des photos d'inconnus, puis les ont reconnues parmi des leurres visuellement proches. Les scores étaient significativement plus élevés avec la microstimulation du cortex entorhinal droit.
Ces découvertes préliminaires ouvrent des perspectives pour traiter les troubles mnésiques à long terme, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.
Les chocs électriques, un futur « aide-mémoire » ?