Il y a trois cents ans, l'investiture d'un nouveau monarque donnait lieu à des célébrations grandioses et à des cérémonies majestueuses. La réalisatrice de podcasts Julie van Bogaert explore le sens profond de ce "théâtre du pouvoir" avec l'historien Dr. Klaas Van Gelder.
Étiez-vous présent lors d'une joyeuse entrée du Roi Philippe et de la Reine Mathilde en 2013 ? Peu probable, car la participation fut limitée. Au XVIIIe siècle, l'inauguration d'un souverain était un événement inoubliable. Pendant jusqu'à quatre jours, une ville comme Gand s'animait de processions somptueuses dans des rues décorées, de carillons, de trompettes et de grandes cérémonies. Pour le peuple, c'était l'occasion de festoyer : vin à flots et liesse générale. Mais bien au-delà d'une simple fête, ces rituels incarnaient un pouvoir encore mystérieux et insaisissable, comme l'explique Dr. Klaas Van Gelder.
Souvenirs · Le Théâtre du PouvoirImage : Archives de Gand, Archives anciennes, Atlas Goetghebuer (Lade 125 n° 117). Peinture à l'aquarelle, vraisemblablement par P.J. Goetghebuer lui-même, d'après un tableau d'Ingelbert Lievens van Sieliers.