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Fouilles à Waterloo : des bio-ingénieurs de l’Université de Gand analysent le sol du champ de bataille de 1815

Des bio-ingénieurs de l’Université de Gand réalisent des analyses précises du sol en préparation des fouilles sur le champ de bataille de Waterloo, datant de 1815.

Fouilles à Waterloo : des bio-ingénieurs de l’Université de Gand analysent le sol du champ de bataille de 1815

À Waterloo, une équipe internationale d’archéologues collabore avec d’anciens soldats britanniques pour explorer une partie du champ de bataille de 1815. En amont des fouilles, des bio-ingénieurs de l’Université de Gand appliquent une technique innovante déjà utilisée à Stonehenge.

Grâce aux scanners de sol perfectionnés par le bio-ingénieur Philippe De Smedt, l’équipe dirigée par le professeur de sciences du sol Marc Van Meirvenne mesure une zone du champ de bataille. Ce capteur, basé sur l’induction électromagnétique, détecte les anomalies du sol. Les archéologues ciblent ensuite les sites les plus prometteurs.

Les fouilles sont menées par l’archéologue britannique spécialiste des champs de bataille, Tony Pollard. Des anciens militaires britanniques, récemment blessés ou traumatisés en Afghanistan ou ailleurs, participent aux travaux. Ce projet, Waterloo Uncovered, financé par des dons, offre un volet thérapeutique à ces vétérans.

Ces soldats appartiennent au régiment des Coldstream Guards, héros de la défense de la ferme d’Hougoumont, pierre angulaire de la bataille. Les recherches se concentrent désormais sur ce site, aidant à documenter l’histoire du régiment.

La ferme fortifiée resta aux mains des Alliés tout au long des combats. Le 18 juin 1815, elle résista aux assauts napoléoniens grâce aux Coldstream Guards, forçant Napoléon à y engager plus de ressources que prévu, contribuant peut-être à sa défaite plus rapide. Les milliers de victimes ont vraisemblablement été incinérées ou enterrées sur place.

Waterloo Uncovered recherche ces fosses communes. Des balles de mousquet ont été découvertes cette semaine via détecteurs de métaux. L’équipe de l’UGent a cartographié 10 hectares, repérant structures en briques et cendres évoquant un cimetière. Les fouilles débuteront en juillet, avec d’autres scans électromagnétiques sur des terres agricoles.

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