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La science des fléchettes : histoire, stratégies et optimisations pour tous les niveaux

Pourquoi le jeu de fléchettes est-il conçu ainsi, et comment les joueurs amateurs peuvent-ils s'améliorer ?

La science des fléchettes : histoire, stratégies et optimisations pour tous les niveaux

Les règles et la disposition du jeu de fléchettes

Le jeu de fléchettes compte de nombreuses variantes, mais la plus populaire commence avec un score de 501 points. Les joueurs alternent leurs tours pour réduire ce total avec trois fléchettes chacun, jusqu'à atteindre exactement zéro, la dernière fléchette devant obligatoirement atterrir sur un double.

La cible est un cercle divisé en 20 sections numérotées, avec une bulle centrale (bullseye), des anneaux pour les triples et doubles. Inventée par Brian Gamlin en 1896, cette disposition place les scores élevés à côté de scores bas pour punir les erreurs. Viser le 20 peut vous faire marquer 1 ou 5 si vous ratez ; pour le 19, ce sont 7 ou 3. Cette ingénierie mathématique renforce la difficulté.

Pour minimiser rapidement les 501 points, les pros visent le triple 20, le score maximal. Trois touches parfaites ? Le cri légendaire : "Cent QUATRE-VINGT !"

Stratégies optimales pour les amateurs

Un jeu parfait de 501 à 0 (finissant sur double) nécessite neuf fléchettes. Mais viser le triple 20 n'est pas idéal pour tous. Selon Ryan Tibshirani dans son article « N'essayez pas le triple 20 : où viser si vous êtes mauvais aux fléchettes », les experts (précision de 5 mm) doivent viser le triple 20. Mais :

  • À 25 mm de précision : visez le triple 19.
  • À 60 mm : légèrement en dessous et à gauche du centre.

Un mauvais joueur visant le triple 20 ne marque que 10,2 points par lancer en moyenne, contre 12,8 points en tirant au hasard.

"Un mauvais joueur visant le triple 20 marque en moyenne 10,2 points par lancer, pire que 12,8 points au hasard."

Dès 1982, David Kohler modélisait les stratégies optimales. Parmi elles : viser des multiples de 2 (2, 4, 8, 16, 32) pour plus d'options en fin de partie. Par exemple, de 32, visez double 16 ; si touché, double 8 ensuite. Mieux que des impairs comme 19, qui exigent au moins deux fléchettes.

Améliorer le design ancestral ?

Centenaire, le plateau de fléchettes pourrait évoluer. Eiselt et Laporte proposent une redistribution (20,1,19,3,17,5,15,7,13,9,11,10,12,8,14,6,16,4,18,2) maximisant les pénalités pour erreurs adjacentes. Pourtant, le design de Gamlin reste quasi-optimal.

David Percy (Université de Salford) a optimisé en alternant pairs/impairs pour plus de risque. Winmau a envisagé une production, mais sans succès massif.

La science des fléchettes : histoire, stratégies et optimisations pour tous les niveaux

À gauche : plateau traditionnel. À droite : version optimisée de David Percy.

Malgré les avancées mathématiques, le plateau de Gamlin résiste au temps.

Auteur : Graham Kendall, professeur de recherche opérationnelle et vice-recteur, Université de Nottingham.

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