Pour la première fois, des scientifiques ont infecté un foie sur puce avec le virus de l'hépatite B, ouvrant la voie à l'étude des réactions d'un organe artificiel face à des pathogènes viraux.
« Le foie sur puce a montré des réactions au virus similaires à celles d'un vrai foie, y compris la production de cellules immunitaires. »
L'organe sur puce, ou modèle in vitro d'organe humain, est une technologie innovante. Si la simulation est fidèle à la réalité, elle pourrait remplacer de nombreux tests sur animaux et humains.
Ce système repose sur une matrice intégrant des cellules humaines d'organe, reproduisant fidèlement les aspects physiologiques, mécaniques et structuraux. Par exemple, de microcanaux simulent la circulation sanguine. Les cellules y restent viables plus longtemps que dans les cultures traditionnelles en boîtes de Petri.
Une équipe de chercheurs américains et britanniques a exposé un foie sur puce aux particules du virus de l'hépatite B (VHB), une infection virale transmissive sexuellement qui cause rarement des lésions hépatiques aiguës. Jusqu'ici, aucun modèle de laboratoire fiable n'existait pour étudier cette infection, freinant le développement de traitements efficaces.
Le foie sur puce a réagi comme un organe naturel : production de cellules immunitaires et réponse antivirale. Cependant, le virus parvient à échapper partiellement à ces défenses. Les chercheurs prévoient d'approfondir ces mécanismes.
Photo : Institut Wyss (Université de Harvard)
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