L’hydrogène, carburant d’avenir zéro émission, s’obtient par électrolyse de l’eau avec de l’énergie renouvelable. Mais l’eau douce est rare. Et si l’eau de mer, abondante, devenait la solution idéale ?
L’eau de mer représente 97 % des ressources hydriques mondiales. Pourquoi ne l’utilise-t-on pas massivement pour l’électrolyse ? Le sel (chlore) corrodait les anodes en quelques heures, rendant les installations inutilisables.
Des chercheurs américains de l’Université de Stanford ont résolu ce défi. Ils ont revêtu l’anode d’une couche métallique riche en ions négatifs, repoussant les ions chlore corrosifs – comme des pôles aimants répulsifs.
En laboratoire, cette innovation a tenu plus de 1 000 heures avec un courant stable, assurant une production d’hydrogène continue à la cathode. Un record mondial potentiel pour la "division de l’eau de mer".
Les scientifiques espèrent une transposition industrielle rapide pour accélérer la transition énergétique. Une avancée vérifiée et prometteuse pour un hydrogène durable.