La destruction des habitats et le changement climatique ne suffisent pas : de nombreuses innovations humaines perturbent également la nature.

Comme si la destruction des habitats et le changement climatique ne suffisaient pas, de nombreuses innovations humaines perturbent la nature, selon un article publié dans Trends in Ecology & Evolution.
Parfois, nous attirons involontairement les animaux. Les éphémères, par exemple, se massent sur les vitrines des magasins, trompées par leur éclat ressemblant à un étang idéal, gaspillant leurs courtes heures de vie à pondre des œufs qui n'écloront jamais. Des oiseaux nichent près des fermes piscicoles, pour découvrir trop tard que les poissons d'élevage sont trop gros pour nourrir leurs oisillons. Nos stations balnéaires tropicales, éclairées a giorno, trompent les jeunes tortues marines qui les confondent avec la lueur de la lune les guidant vers l'océan.


Les études sur la biodiversité doivent être complétées par des recherches sur le comportement des espèces menacées. Elles nous aident à éviter ces "pièges évolutifs". Attention aussi aux interventions bien intentionnées dans les réserves naturelles : un lézard du désert en voie de disparition est devenu proie des oiseaux après un projet de reboisement, tandis que les raies pastenagues se sont faites paresseuses et agressives, nourries par les écotouristes.
Dans le numéro d'été d'Eos, paru le 20 juin, découvrez plus sur les pièges évolutifs et la capacité des animaux à s'adapter par l'évolution aux changements rapides induits par l'homme.
