Des chercheurs britanniques ont développé une méthode novatrice pour simuler les processus chimiques à l'origine de la vie sur Terre. Cette avancée permet d'évaluer plus précisément la possibilité de vie sur d'autres planètes.

Des chercheurs de l'Université de Leeds ont mis au point une simulation des réactions chimiques primordiales, offrant un aperçu inédit sur l'émergence de la vie terrestre et ses implications pour l'astrobiologie.
L'origine de la vie sur Terre reste un mystère. Si certains évoquent une arrivée par météorites, la théorie dominante pointe vers les sources hydrothermales sous-marines, comme les cheminées noires, où gaz et minéraux ont favorisé la formation des premiers organismes chimiques.
"Nous cherchons à comprendre comment des processus géologiques peuvent générer de la vie biologique", explique le Dr Terry Kee, de l'Université de Leeds, co-auteur d'une étude publiée dans Astrobiologie. "Plutôt que de définir 'qu'est-ce que la vie ?', nous nous concentrons sur 'que fait la vie ?'. Les organismes vivants exploitent tous une réaction redox pour produire de l'énergie, un processus observable aussi dans les sources hydrothermales."
Ces réactions se produisent lorsque les fluides hydrothermaux entrent en contact avec l'eau de mer, générant de l'électricité chimique. Les chercheurs ont recréé ces conditions en laboratoire et collectent désormais des preuves supplémentaires. Si validée, cette approche permettra d'identifier les planètes où l'énergie disponible suffit à initier la vie. (cs)
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