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Record historique : la banquise antarctique atteint son plus bas niveau en mars 2017

La banquise antarctique a enregistré une baisse spectaculaire, marquant un nouveau record bas pour l’état des calottes glaciaires polaires.

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En mars 2017, la surface de la banquise au pôle Sud est tombée à 2,1 millions de kilomètres carrés, un minimum absolu. Le précédent record, datant de 1997, comptait encore environ 184 000 kilomètres carrés de glace supplémentaires.

Cette forte diminution est liée au phénomène El Niño. Lors d’un El Niño, les eaux de mer autour de l’équateur se réchauffent, entraînant un climat plus humide en Amérique latine et une sécheresse en Afrique. Ces eaux plus chaudes migrent via les courants océaniques jusqu’au pôle Sud, accélérant la fonte de la banquise.

Normalement, la glace antarctique s’épaissit en été boréal (hiver austral), tandis que la glace arctique diminue, et vice versa en hiver boréal. Cette année-là, en mars, les surfaces de glace aux pôles Nord et Sud ont toutes deux diminué de manière inhabituelle. Les glaciologues s’interrogent sur la capacité de reconstitution de la banquise.

Les deux pôles ont perdu deux millions de kilomètres carrés de glace de plus que la moyenne 1981-2010, soit quatre fois la superficie de l’Espagne. Associé à la dégradation des glaciers du Groenland, cela soulève de sérieuses inquiétudes sur l’état glaciaire global.

Cette situation est cruciale pour le climat. Lorsque la glace se forme, le sel est expulsé vers l’eau sous-jacente, plus dense, qui coule et alimente les courants océaniques. Ce mécanisme relie les pôles Nord et Sud, favorisant les échanges thermiques. Une rupture de ce lien pourrait avoir des répercussions majeures sur le climat mondial.


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