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Pluies torrentielles historiques au Brésil : 104 morts dans des inondations et coulées de boue à Petrópolis

Au moins 104 personnes ont perdu la vie suite à des inondations et coulées de boue dévastatrices qui ont frappé l'État de Rio de Janeiro mardi. Les opérations de recherche se poursuivent, habitants et pompiers fouillant la boue pour retrouver d'éventuels survivants.

Les glissements de terrain ont particulièrement ravagé Petrópolis, la "ville impériale" nichée dans les montagnes au nord de Rio. Plus de 250 mm de pluies intenses ont provoqué un torrent de boue et d'eau dévalant les pentes, emportant maisons et voitures. Outre les 104 décès confirmés, 35 personnes sont portées disparues et au moins 400 sont sans abri.

"Nous ne connaissons pas encore toute l'ampleur de cela", a déclaré Rubens Bomtempo, maire de Petrópolis, cité par NPR. "Ce fut une dure journée, une journée difficile."

Le gouverneur Cláudio Castro a qualifié ces précipitations de "plus grandes depuis 1932" auprès de The Washington Post, soulignant la rareté et l'imprévisibilité de cette catastrophe.

Cette tragédie rappelle les glissements de 2011 dans la région, qui firent plus de 900 morts. Carlos Minc, alors secrétaire à l'Environnement, avertissait déjà le New York Times : "la prochaine pluie détruira tout ce qui reste... Nous n'avons pas le temps pour la contemplation."

Malgré les promesses post-2011, les avancées restent limitées. Déforestation, infrastructures défaillantes et urbanisation anarchique maintiennent la vulnérabilité, exacerbée par le changement climatique qui intensifie les événements extrêmes.

Des pluies abondantes touchent aussi d'autres régions, comme les communautés Pataxó et Pataxó Hãhãhãe au Minas Gerais, dont les habitations ont été emportées par la crue de la rivière Paraopeba – la seconde en trois ans. La pollution par métaux lourds rend les retours impossibles.

À Petrópolis, l'évaluation des dégâts est en cours. "Très compliqué, même de comprendre les altérations territoriales", note le maire Bomtempo au The Washington Post. "Jusqu'à présent, nous n'avons pas de dimension définitive."

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