Cet article a paru à l'origine dans Actualités Nexus Media et a été rendu possible grâce à une subvention de l'Open Society Foundations.
L'été dernier, un dôme thermique s'est installé au-dessus du nord-ouest du Pacifique, provoquant des records de chaleur : jusqu'à 49°C à Portland. Cet événement pourrait avoir causé jusqu'à 600 décès, selon une analyse.
Jonna Papaefthimiou, cheffe de la résilience urbaine et directrice par intérim de la gestion des urgences à Portland, native de l'Oregon, n'avait jamais vu cela. « Nous avions un plan pour la chaleur, mais il était regroupé avec le froid et d'autres extrêmes météorologiques. C'était un manque d'anticipation de penser que tant de gens puissent mourir de chaleur ici », explique-t-elle.
La chaleur est la catastrophe naturelle la plus meurtrière aux États-Unis, causant environ 5 600 décès par an dus à des coups de chaleur, arrêts cardiaques ou insuffisances rénales. Elle frappe particulièrement les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.
Les facteurs aggravants incluent pauvreté et inégalités raciales : les quartiers à faible revenu et à majorité non blanche subissent des températures jusqu'à 4°C plus élevées, dues à l'effet d'îlot de chaleur urbain et au manque de végétation, héritage du redlining. Un rapport du Département de la santé de New York confirme une mortalité accrue chez les Noirs.
Le changement climatique intensifie ces vagues : récemment, 125 millions d'Américains étaient en alerte. La NOAA prévoit des températures élevées cet été.
Responsables de Portland, New York, Miami-Dade et Phoenix partagent leurs stratégies pour protéger les résidents.
La vague de 2021 a tué au moins 115 personnes dans l'État. « Nous pensions la chaleur sudiste ; il faut repenser notre approche », dit Papaefthimiou. L'accès à la clim était crucial : les victimes n'en avaient pas ou vivaient isolées.
La ville recrute bénévoles et partenaires comme Meals on Wheels pour des appels aux personnes vulnérables, et ouvre des centres de refroidissement locaux via des communautés de confiance.
À long terme : plus d'arbres et de clim, mais prioritairement, des refuges frais immédiats.
Pas de pics à 38°C+, mais chaleur chronique (32-35°C + humidité). Risques pour 300 000 travailleurs extérieurs et ménages modestes évitant la clim pour cause de coût.
43 décès en 2022, probablement sous-estimés. Ouragans causent pannes : post-Irma, +25% de morts en maisons de retraite. Nouveaux générateurs obligatoires.
Priorité : abris climatisés en cas de panne prolongée.
Ville torride (>38°C courant été), inégalités flagrantes : quartiers pauvres plus chauds, corrélés à plus de décès, souvent liés à toxicomanie ou sans-abrisme.
Chaleur aggrave tous problèmes de santé. Solutions : arbres, toits/trottoirs réfléchissants. Éducation vitale : alerter sur dangers domestiques.
350 décès annuels, surtout seniors afro-américains isolés sans clim abordable. Bâtiments anciens piègent la chaleur.
Plan d'adaptation : arbres dans quartiers pauvres, toits frais, jumelages anti-isolement, 70 000 clim gratuites via programme de 55 M$. Aide aux factures énergétiques.
Défendre clim comme nécessaire, avec énergie propre. Idéal : couloirs frais publics comme à Paris. []