Des perturbations terrestres, telles que la couverture nuageuse, ont provoqué de fausses variations de la lumière de l'étoile. Les chercheurs avaient attribué à tort ces variations à un mouvement de bascule.

De nouveaux doutes entourent l'exoplanète candidate semblable à la Terre orbitant autour d'Alpha Centauri B, notre étoile voisine. Une analyse approfondie des données initiales révèle que cette planète, nommée Alpha Centauri Bb, n'existe probablement pas.
En 2012, les astronomes avaient annoncé la découverte d'une petite planète rocheuse en orbite autour d'Alpha Centauri B, détectée grâce à un léger mouvement de balancement périodique de l'étoile.
Cette nouvelle étude confirme la présence d'un signal périodique d'environ trois jours dans les mesures. Cependant, les scientifiques estiment hautement improbable que ce signal soit dû à une planète.
Selon les auteurs de l'analyse, ce signal résulte simplement du rythme d'observation moyen de quelques jours, perturbé par des facteurs terrestres comme les nuages, la lumière du jour et les contraintes d'observation. Ces interférences ont généré des variations illusoires de la luminosité stellaires, erronément interprétées comme un effet planétaire.
Par ailleurs, Alpha Centauri B fait l'objet d'une autre piste : en mars de cette année, des baisses de luminosité sur environ trois semaines ont été observées, potentiellement liées à une planète, mais cette hypothèse reste très incertaine.
Alpha Centauri B appartient au système triple d'Alpha Centauri, à seulement 4,3 années-lumière de la Terre. Jusqu'à présent, ni Alpha Centauri A ni Proxima Centauri n'ont révélé de preuves d'exoplanètes.