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Énergie micro-ondes : la révolution des voyages spatiaux abordables

L'énergie rayonnée par micro-ondes pourrait rendre les voyages spatiaux bien moins coûteux et plus accessibles.

Énergie micro-ondes : la révolution des voyages spatiaux abordables

L'énergie micro-ondes : une solution pour des lancements spatiaux économiques et efficaces.

Depuis plus de 50 ans, l'humanité lance des fusées dans l'espace. Pourtant, le coût pour placer un kilogramme en orbite reste élevé : entre 5 000 et 50 000 dollars selon le lanceur. Le principal frein ? Les fusées actuelles sont peu efficaces. Près de 90 % de leur masse est dédiée au carburant et aux propergols, ne laissant que peu de place à la charge utile. Réduire cette proportion permettrait d'embarquer plus de fret et de diviser par plusieurs les coûts de mise en orbite.

En 1924, le pionnier russe Konstantin Tsiolkovsky imaginait déjà une solution innovante : propulser les fusées grâce à des faisceaux de micro-ondes émis depuis le sol. Il proposait d'utiliser des miroirs paraboliques pour focaliser un faisceau parallèle de rayons électromagnétiques à courte longueur d'onde sur un propulseur embarqué, générant la poussée nécessaire sans emporter d'énormes réserves de carburant. Une méthode, selon lui, "la plus attrayante et accessible pour atteindre la vitesse cosmique".

Cette vision est restée théorique jusqu'à récemment. Les masers (lasers à micro-ondes), inventés dans les années 1950, ont évolué grâce aux gyrotrons : des générateurs compacts et puissants capables de délivrer les mégawatts requis pour un lancement. Les avancées en batteries et stockage d'énergie permettent aujourd'hui d'alimenter ces systèmes sans surcharger les réseaux électriques.

Le concept gagne du terrain mondialement. Kevin Parkin, avec son étude pionnière au California Institute of Technology en 2012, a posé les bases. La société privée Escape Dynamics teste actuellement un système réutilisable à micro-ondes pour lancer satellites et potentiellement équipages humains. La NASA, intéressée, l'a intégré en juillet à sa feuille de route technologique future.

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