Selon les récentes recherches du Conseil américain des sciences et de la santé (ACSH), les principaux déclencheurs de l'asthme ont été identifiés avec précision.
Si les facteurs de risque exacts de l'asthme restent partiellement méconnus, nous disposons d'informations solides sur les éléments qui aggravent les symptômes chez les personnes asthmatiques. En identifiant ces déclencheurs, il est possible de réduire significativement la fréquence et l'intensité des crises.
La majorité des asthmatiques présentent une allergie à au moins un allergène, susceptible de provoquer des symptômes. Ces déclencheurs peuvent être saisonniers, comme le pollen de l'herbe à poux, ou permanents, tels que les acariens ou les poils d'animaux. Des mesures préventives simples permettent de limiter les symptômes : protégez vos matelas avec des housses anti-acariens ou fermez les fenêtres lors des pics de pollen.
Les infections virales des voies respiratoires supérieures déclenchent fréquemment des crises chez les asthmatiques. Le rhinovirus, responsable du rhume courant, est le plus courant. Le virus de la grippe étant également un facteur connu, une vaccination annuelle est vivement recommandée. Par ailleurs, des infections bactériennes chroniques pulmonaires, souvent observées chez les asthmatiques, pourraient contribuer aux crises. Un lien clair existe aussi entre l'aggravation de l'asthme, la rhinite (congestion et écoulement nasal) et la sinusite.
Chez certains asthmatiques, l'exercice peut induire une crise, avec des symptômes apparaissant au début de l'effort et disparaissant rapidement au repos. Évitez les activités en extérieur pendant la saison des allergies, par forte présence de pollen, ou par temps froid et humide, qui favorisent les crises.
Le RGO, remontée du contenu gastrique dans l'œsophage, touche environ 65 % des asthmatiques, souvent sans symptômes digestifs évidents. Des études en cours examinent si le RGO aggrave l'asthme : l'acidité gastrique pourrait irriter l'œsophage et la trachée, provoquant une constriction bronchique et une crise.
5 à 10 % des asthmatiques réagissent à l'aspirine et médicaments similaires (ibuprofène comme Motrin ou Advil, naproxène comme Aleve), avec des symptômes aigus parfois graves. Évitez-les strictement ; l'acétaminophène (Tylenol) est généralement sans risque.
Enfin, inspectez votre domicile et appliquez des mesures d'hygiène pour éliminer les polluants potentiels, contribuant ainsi à prévenir les crises d'asthme.
[]