Les dernières avancées scientifiques sur les sources les plus sûres de vitamine D.
La carence en vitamine D, surnommée la "vitamine soleil", est associée à des risques accrus de cancers (sein, côlon, prostate), maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques, hypertension et troubles cardiovasculaires, explique Reinhold Vieth, professeur de diététique à l’Université de Toronto et expert en vitamine D.
Une étude norvégienne publiée dans Cancer Causes and Control a établi une corrélation inverse entre les niveaux de vitamine D et la mortalité par cancer du sein, du côlon ou de la prostate. Un article de 2007 dans Archives of Internal Medicine confirme cette relation avec la mortalité globale.
La vitamine D est produite par la peau sous l’effet des UVB solaires. Une personne à peau claire, exposée sans protection pendant 20 minutes (indice UV ≥ 7), génère environ 10 000 UI, précise Vieth. Cependant, la durée optimale pour prévenir les maladies reste à déterminer.
Heather Chappell, directrice de la politique anticancéreuse à la Société canadienne du cancer, note que les besoins varient : peaux foncées et personnes âgées produisent moins de vitamine D.
Ces données ne justifient pas une exposition solaire excessive, aux risques cutanés avérés.
"La vitamine D solaire est identique à sa forme synthétique", assure Vieth. L’Association canadienne de dermatologie préconise 1 000 UI de complément quotidien pour les adultes, plus quelques minutes d’exposition sans crème solaire.
Santé Canada maintient 200 UI/jour avant 50 ans et 400 UI après, mais réexamine ses recommandations.
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