Les masques faciaux sont reconnus pour limiter la propagation de la COVID-19. Mais ils offrent une protection bien plus large contre la grippe, les allergènes, la pollution atmosphérique et d'autres menaces pour la santé respiratoire.
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Ces masques que vous portez scrupuleusement en sortant de chez vous protègent bien au-delà de la COVID-19. Ils constituent une défense efficace contre d'autres infections respiratoires.
Combinés à la distanciation physique, ils expliquent en partie la baisse spectaculaire de la grippe saisonnière cette année. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) rapportent une réduction de 98 % de l'activité grippale.
Voici contre quoi d'autre ils vous protègent.
Les masques agissent comme une barrière entre vos gouttelettes respiratoires potentiellement infectées et celles des autres. « C'est une protection mutuelle », explique la Dre LaTasha Perkins, omnipraticienne à Washington.
Le Dr Dennis Cunningham, directeur médical du contrôle des infections au Henry Ford Health System, les décrit comme une « barrière à morve » auprès d'enfants.
L'efficacité dépend de la taille des gouttelettes et du matériau, mais ils sont généralement performants. Une étude de 2020 dans Health Affairs montre une baisse de 2 % des cas de COVID-19 après obligation du masque dans plusieurs États américains, évitant environ 200 000 infections.
Ils filtrent aussi virus, bactéries, pollution, particules et pollen. La pandémie nous a appris à ne plus les négliger !
Découvrez les protections spécifiques contre les maladies respiratoires hors COVID-19.
L'influenza hospitalise 140 000 à 810 000 personnes par an et cause jusqu'à 61 000 décès, selon les CDC.
Une étude dans PLoS Pathogens montre que les masques réduisent la transmission des grosses gouttelettes de 25 % et des fines de trois fois. Un rapport dans Emerging Infectious Diseases indique une réduction de 60 à 80 % en cas de contact avec un malade grippé.
La saison grippale culmine de décembre à février. Vaccinez-vous, lavez-vous les mains et portez un masque.
Les adultes attrapent 2 à 3 rhumes par an, principale cause d'absentéisme au travail (CDC). Beaucoup sont dus à des coronavirus similaires au SARS-CoV-2, se propageant par gouttelettes.
Symptômes communs : toux, maux de tête, éternuements. Les masques retiennent ces projections. « Ils empêchent la dispersion des particules nasales et gorge », précise la Dre Perkins.
Pollen et allergènes irritent les voies nasales. Les masques bloquent le pollen, réduisant les symptômes saisonniers, note la Dre Perkins.
Ils préviennent aussi les infections secondaires dues à l'inflammation nasale. Une étude de 2020 dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice chez 301 infirmières montre une chute des symptômes de 43 % à 29 % avec masque chirurgical, et 25 % avec N95.
William Bennett, professeur à l'Université de Caroline du Nord, confirme leur efficacité contre les particules fines issues de combustion (suie, diesel), mais pas les gaz.
Une étude de 2017 dans BMJ Occupational and Environmental Medicine valide leur rôle à Pékin contre la pollution.
Particules fines de fumée (bois, tabac, feux de forêt) sont toxiques. Les masques les filtrent, bien que moins efficaces contre les gaz comme le monoxyde de carbone, explique le Dr Bennett.
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Couvrez nez et bouche, sans soupape d'expiration. Ajustez-le bien. Masques chirurgicaux supérieurs au coton ; double masque (médical sous tissu) optimal, selon JAMA Internal Medicine.
L'ajustement prime sur le tissu. Un foulard par-dessus double l'efficacité. Associez à distanciation et vaccins (Pfizer/Moderna : 95 % d'efficacité contre COVID-19).
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