La télésanté existe sous diverses formes depuis des décennies et s'est révélée être une bouée de sauvetage pour les prestataires de soins et les patients durant la pandémie de coronavirus. Elle a explosé pour combler les lacunes des soins traditionnels, impactés par les confinements, la distanciation sociale et les variants qui ont surchargé les infrastructures physiques aux États-Unis.
Selon un rapport de 2021 du Département de la Santé et des Services sociaux américains, les visites de télésanté chez les bénéficiaires de Medicare ont augmenté d'environ 63 fois en 2020 par rapport à 2019, passant de 840 000 à 52,7 millions.
Les données émergentes montrent des impacts variés selon les groupes sociétaux. Des études à petite échelle menées par des leaders du secteur confirment la valeur unique de la télémédecine, particulièrement transformative pour certains publics.
Son efficacité se mesure à l'aune des populations qu'elle sert. Avant la pandémie, les inégalités touchaient surtout les personnes de couleur ; une étude AARP 2021 révèle pourtant les taux d'adoption les plus élevés dans ces communautés, aidant à surmonter les barrières comme le transport ou les absences au travail.
Les membres de la communauté LGBTQ+ utilisent 25 % plus la télésanté pour la santé mentale, en raison de taux disproportionnés de troubles mentaux liés à la pandémie.
Cependant, 6 % des Américains (19 millions) manquent d'accès broadband fixe essentiel, particulièrement dans les zones rurales (25 %) et tribales (33 %), selon la FCC.
Avec la levée des restrictions d'urgence, l'avenir de la télésanté est débattu, notamment sur la parité de remboursement, cruciale pour les populations vulnérables comme les femmes diverses.
Basée sur son étude de 1 000 personnes et des données du CDC, Kaiser Family Foundation et American Medical Association, CirrusMD présente sept statistiques sur l'impact chez les femmes.
1 / 7 24 % des femmes contre 19 % des hommes ont eu au moins une consultation en un an. Les femmes sautent aussi plus les rendez-vous de routine, liées au fardeau pandémique (inquiétudes, pertes d'emploi, surtout chez les mères célibataires). Données CDC sans info sur non-binaires.
62,8 % la trouvent équivalente, 25,9 % meilleure (CirrusMD). Plus de 70 % notent excellente leur expérience en santé mentale ; jamais plus de 15 % "passable/médiocre" (Kaiser).
3 / 7 38 % selon Kaiser, surtout celles en santé passable/mauvaise (46 %). Elles signalent plus de difficultés d'accès et aggravations (27 %). Impact fort chez les bas revenus.
4 / 7 Triplé : de 13 % à 42 % (Kaiser). Plus chez diplômées et assurées.
5 / 7 Principales raisons : maladie mineure (21 %), chronique (18 %), mentale (17 %). <10 % COVID ; stress pandémique impacte 50 % en santé mentale.
6 / 7 62 % des femmes retarderaient moins avec SMS-télésanté (CirrusMD). 50 % citent conflits horaires, 23 % finances.
7 / 7 80 % ouvertes pour OB/GYN (CirrusMD). Adoption rapide chez praticiens (13 % à 84 % en 3 mois, Kaiser), malgré défis physiques. Intérêt patient fort pour infrastructures améliorées.
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