Un chercheur de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers a réussi à recréer des éléments essentiels du parasite responsable de la maladie du sommeil.

Lies Van Nieuwenhove, chercheuse à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, a développé une imitation précise des composants clés du parasite de la maladie du sommeil. Cette innovation permet de concevoir des tests plus efficaces pour détecter la maladie, sans recourir à la culture de parasites vivants.
La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine, frappe chaque année de nombreux Africains. Transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé, elle est causée par un parasite qui perturbe le sommeil, provoque des troubles moteurs et mentaux, menant inexorablement à un coma et à la mort. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle cause entre 10 000 et 20 000 décès par an.
Un diagnostic précoce rend le traitement simple et efficace. Dans les zones endémiques, un test rapide détectant les anticorps est utilisé depuis des décennies, mais il n'est pas infaillible et peut manquer certains cas. Un nouveau test a été mis au point pour pallier ces lacunes.
Auparavant, des parasites vivants servaient de cibles pour évaluer la réponse anticorps : une réaction positive confirmait l'infection. Cependant, cette méthode présentait des risques. La création de fragments artificiels du parasite représente une avancée décisive, plus sûre et scalable. (idr)