Les mythes et idées fausses sur le cancer freinent la prévention efficace.

De récentes études révèlent que de nombreux Européens sous-estiment leur rôle personnel dans la prévention du cancer, ignorant que le mode de vie est le facteur clé pour réduire les risques.
Des recherches mettent en lumière persistants mythes sur le cancer. Par exemple, beaucoup croient que les sous-vêtements serrés augmentent le risque, tandis que 41 % ignorent le lien entre viande rouge et cancer. La plupart sous-estiment les dangers de l'obésité, de l'alcool excessif et de l'exposition solaire, tout en surestimant le rôle des gènes.
Ainsi, 90 % de la population pense que les gènes influencent fortement le risque de cancer : un quart estime que plus de la moitié des cancers sont génétiquement déterminés, et 15 % croient leur risque immuable. Or, seuls 5 à 8 % des cancers sont héréditaires, contre 90 à 95 % liés à l'alimentation, au mode de vie et au tabagisme.
Une vaste étude de cohorte portant sur 129 987 personnes suivies sur plusieurs années montre que le risque accru chez les "buveurs modérés" s'explique souvent par une sous-déclaration de la consommation d'alcool. Les hommes, par exemple, déclarent boire modérément alors qu'ils dépassent largement 2 verres par jour. Le lien clair existe uniquement avec une consommation excessive. (ev)