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Ozonothérapie et dopage : interdite malgré l'absence de preuves d'amélioration des performances

Découvrez pourquoi l’ozonothérapie fait l’objet de soupçons dans l’affaire de dopage impliquant le Dr Chris Mertens. Aucune preuve scientifique ne confirme un gain de performance, mais elle reste prohibée.

Ozonothérapie et dopage : interdite malgré l absence de preuves d amélioration des performances

Ozonothérapie : une pratique dopante en cyclisme ?

En 2009, l’Agence mondiale antidopage (WADA) a commandé une étude scientifique sur l’ozonothérapie. Les conclusions indiquent l’absence totale d’effet sur les performances sportives. Ainsi, elle ne figure pas sur la liste des substances dopantes de l’AMA pour ce motif. Cependant, ce traitement est interdit aux cyclistes en raison de l’utilisation d’aiguilles et de la réinjection de sang ozonisé, considérée comme une transfusion sanguine.

Le procédé consiste à prélever du sang, à le traiter à l’ozone, puis à le réinjecter. Même sur une courte durée, cette méthode est prohibée. Depuis plusieurs années, les athlètes ne peuvent recourir à des injections sans justification médicale. Au Tour de France, la réhydratation post-effort doit s’effectuer exclusivement par voie orale.

De plus, l’AMA évalue les traitements selon deux autres critères : absence de risque pour la santé et préservation de l’image du sport. L’ozonothérapie présente des dangers avérés. Le footballeur belge Luc De Rijck est décédé en 1991, possiblement après une mauvaise administration de ce traitement.

Le professeur Peter Van Eenoo, du DoCoLab de Gand, ne connaît pas de méthodes alternatives ou remèdes homéopathiques similaires sur la liste des dopants. Il évoque toutefois des substances interdites comme la strychnine, utilisées en dilutions homéopathiques, sans garantie d’impact sur les performances. (ks)

Ozonothérapie et dopage : interdite malgré l absence de preuves d amélioration des performances

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