Une avancée scientifique majeure permet d'étudier le virus Ebola chez les animaux sauvages de manière non invasive.

Une équipe internationale pilotée par la Wildlife Conservation Society (États-Unis) a développé une méthode innovante pour isoler les anticorps anti-Ebola produits par les grands singes à partir de leurs excréments. Contrairement aux analyses traditionnelles basées sur du sang ou des tissus – prélevements difficiles et coûteux –, cette technique est simple et respectueuse de la faune.
Les chercheurs ont examiné les fèces de 80 gorilles sauvages dans le nord de la République du Congo : 10 % des échantillons étaient positifs.
Les épidémies humaines d'Ebola sont fréquemment liées à des flambées animales et à la consommation de viande de brousse contaminée (grands singes, chauves-souris). L'épidémie actuelle en Afrique de l'Ouest a provoqué des mortalités massives chez les chimpanzés et gorilles. Cette méthode permettra de mieux appréhender l'écologie virale, de minimiser les risques humains et de protéger ces espèces vulnérables. (ddc)
