De plus en plus de jeunes, particulièrement les filles, consomment de l'alcool avec des conséquences graves sur leur santé.
Une étude récente de l'OCDE, menée dans 26 pays riches, révèle une augmentation significative : la proportion d'adolescents de moins de 15 ans ayant déjà été ivres est passée de 30 % à 43 %, et chez les filles, de 26 % à 41 %. En Belgique, 45 adolescents atterrissent chaque semaine à l'hôpital pour intoxication alcoolique.
Elle se définit par la consommation de plus de six verres standards (10 g d'alcool pur chacun) en quelques heures, au moins une fois par mois. Mondiale, elle touche plus les adolescents que les adultes, trois fois plus les garçons (16,8 %) que les filles (6,2 %). En Europe, 40 % des garçons et 22 % des filles sont concernés. Elle entraîne ivresse, blessures et violence.
Selon la VAD et le NIGZ, les hommes ne doivent pas dépasser 21 verres standards par semaine, avec un max de 5 par occasion et 2 jours sans alcool. Les femmes : 14 verres/semaine, max 3 par fois. Un verre standard = 10 g d'alcool (bière, vin ou spiritueux). Après un quota max, pause de 48 h recommandée. Pour les jeunes : zéro alcool avant 16 ans ; entre 16-18 ans, max 2 jours/semaine, 2 verres/fois. Femmes enceintes/allaitantes : abstinence totale.
Même les abstinents reconnaissent notre attirance pour l'alcool. Cette prédilection évolutive remonte à une symbiose homme-levure. Aujourd'hui, les excès nuisent plus qu'ils ne profitent, mais des gènes favorisant la modération émergent.
Moins d'eau corporelle, plus de graisse, foie plus petit : l'alcool est moins dilué et dégradé plus lentement chez elles. Malgré une consommation moindre, les effets sont amplifiés.
L'alcool freine le développement cérébral : cerveaux plus petits, troubles mémoire/apprentissage, impulsivité accrue. Facteur de risque majeur (OMS) pour 200+ maladies, dont cancers et cardiovasculaires. Augmente aussi les suicides.
Le vin rouge est vanté, mais le Dr Hendrik Cammu tempère : les bénéfices modérés ne s'appliquent qu'aux >30 ans et sont négligeables face aux risques.
Augmenter prix, limiter accès, relever âge minimum (efficace aux Pays-Bas depuis 2014 et aux USA). Changer la culture : s'amuser sans alcool. Informer parents/enfants (étude Ina Koning). Parents : règles strictes, pas d'"apprentissage" à la maison. Éviter boissons sans alcool qui normalisent l'alcool (VAD).
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