Les mitochondries, véritables usines énergétiques de nos cellules, produisent en continu les substances essentielles à notre approvisionnement énergétique. Elles maintiennent un rythme constant, et il est vain de chercher à les perturber.

Contrairement à un ouvrier d'usine qui anticiperait une surcharge de travail, les cellules de levure gèrent le stress différemment. Des biologistes cellulaires américains ont étudié la réaction des mitochondries – dotées de leur propre ADN – face à une surcharge protéique soudaine.
Les chercheurs ont modifié génétiquement des cellules de levure pour que leurs mitochondries traitent un flux accru de protéines, codées par l'ADN nucléaire. Ces organites accélèrent-ils leur activité ? Ou maintiennent-ils leur cadence habituelle ?
La réponse est claire : les mitochondries conservent leur rythme. Elles activent toutefois un signal de stress qui dégrade instantanément les protéines en excès, prévenant toute accumulation ou obstruction.
Les implications pour la recherche médicale, comme dans l'étude du cancer où les cellules tumorales prolifèrent de façon anarchique, restent à élucider. Ce mécanisme opère-t-il aussi dans les cellules animales et humaines ? Des études futures le préciseront.