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Y a-t-il assez de poisson pour tout le monde ? Santé, consommation et durabilité expliquées

On l'apprend dès le plus jeune âge : le poisson est excellent pour la santé. Les poissons gras comme l'anguille, le maquereau, le hareng, les sardines et le saumon sont riches en acides gras oméga-3. Ces acides gras insaturés aident à prévenir les maladies cardiovasculaires. Chez les enfants, ils sont essentiels au développement du cerveau. Le poisson est également riche en vitamine D et en iode.

« Nous consommons deux fois plus de poisson qu'il y a un demi-siècle, et un tiers du poisson pêché est gaspillé » FAO

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié un rapport détaillé sur les stocks mondiaux de poissons. Deux faits saillants en ressortent : la consommation a doublé en 50 ans, et un tiers du poisson capturé est perdu, souvent laissé en mer après la pêche.

Les captures devraient augmenter de 18 % dans les prochaines décennies, surtout dans les pays en développement où la surpêche prévaut, contrairement aux pays développés réglementés. Bonne nouvelle : 60 % des espèces commerciales sont pêchées de manière biologiquement durable. Les espèces les plus capturées sont la goberge d'Alaska et l'anchois. La consommation mondiale moyenne est de 20 kg par personne et par an, avec des écarts marqués : 10 kg en Afrique, 25 kg en Océanie.

Comment interpréter ces données ?

Remplacer une portion de viande par du poisson est bénéfique pour la santé. Le poisson contient moins d'acides gras saturés, nocifs pour le système cardiovasculaire. Dans le triangle alimentaire du mode de vie sain, il figure en vert clair : sain, mais limité à une portion par semaine pour la durabilité planétaire.

Conclusion

Pour continuer à bénéficier du poisson, il faut investir dans l'aquaculture et réduire les déchets. Les poissons rejetés pourraient être transformés en farine pour l'aquaculture. Déjà, 60 % des prises sont durables, un progrès encourageant.

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