Les patients allergiques au venin de guêpe peuvent désormais bénéficier d'un traitement ultra-rapide et efficace.
Chaque année, environ 150 Européens décèdent d'une réaction allergique grave suite à une piqûre de guêpe ou d'abeille. Au-delà d'une simple réaction cutanée locale, ces épisodes s'accompagnent souvent, dans les deux heures, de symptômes systémiques : démangeaisons, gonflements, crises d'asthme, œdème de la gorge ou chute brutale de la tension artérielle.
Environ 4 % de la population est allergique au venin de guêpe. Toute personne ayant déjà subi une telle réaction systémique encourt un risque élevé de récidive lors d'une prochaine piqûre : plus de 50 % des adultes et 30 % des enfants sont concernés.
L'immunothérapie spécifique réduit ce risque de 50 % à seulement 2 %. Elle consiste en injections progressives de venin dilué, administrées sous surveillance médicale stricte à l'hôpital pour gérer toute réaction.
Traditionnellement étalée sur des jours, semaines ou mois, cette thérapie dispose désormais d'un protocole "ultra-rush" : la phase d'induction ne dure que 2 heures 30, avec des doses croissantes jusqu'à 100 microgrammes. "Les patients atteignent ainsi une protection maximale dès la fin de cette phase", explique le Pr Vito Sabato, auteur du protocole. Des visites de maintenance sont ensuite nécessaires tous les 4 semaines la première année, puis toutes les 6 semaines pendant 5 ans au total.
Selon le Pr Ebo, ce traitement est particulièrement adapté aux professions à haut risque comme les pompiers, agriculteurs et jardiniers.
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