Statistiquement, les sept jours suivant votre anniversaire présentent un risque d'hospitalisation plus élevé que n'importe quelle autre période de sept jours.
L'anniversaire est un événement curieux. Que célèbre-t-on exactement ? Un enfant n'a qu'à avoir survécu une année de plus pour recevoir cadeaux et félicitations. Ironie du sort : cet anniversaire constitue le plus grand obstacle à cette survie. Selon une étude britannique analysant les données de 50 000 patients hospitalisés, le risque d'admission à l'hôpital est maximal durant la semaine post-anniversaire.
Les personnes concernées sont plus vulnérables aux accidents de la route, crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, blessures sportives ou liées à l'alcool. En revanche, aucun lien n'existe avec l'asthme, l'appendicite ou les traumatismes crâniens. Ce pic de risques, qui s'étend aux sept jours suivants et non à la seule date anniversaire, s'explique par nos emplois du temps chargés : les fêtes sont souvent reportées au week-end.
Les anniversaires ne mènent pas seulement aux urgences. Les consultations chez le médecin ou le psychiatre augmentent également durant cette période. Le "blues de l'anniversaire" – ce sentiment déprimant d'une année de plus écoulée – pourrait y contribuer, bien que tous les experts ne valident pas cette hypothèse.
Pour les personnes âgées et les patients cardiaques, le stress des festivités est le principal facteur. Chez les jeunes, c'est l'enthousiasme excessif, le leur ou celui des invités. Les enfants d'un an représentent le plus grand groupe aux urgences post-anniversaire. L'âge le plus périlleux ? Celui marquant l'accès légal à l'alcool : 21 ans aux États-Unis, 18 ans au Royaume-Uni, 16 ans dans certains pays européens.
Les hommes subissent davantage ces risques. Ils prennent généralement plus de risques et commettent plus d'imprudences que les femmes, comme l'attestent objectivement les Darwin Awards, récompensant les morts les plus stupides. Parmi les lauréats : un homme s'auto-soufflant, un autre attachant son caddie à un train, ou un terroriste ouvrant sa propre lettre piégée par manque d'affranchissement. Près de 90 % des récipiendaires sont des hommes.
Que faire ? Annuler la fête ? Inutile, selon les chercheurs britanniques. Réduisez les risques en limitant sel et alcool, et en évitant les activités dangereuses.
En tant qu'invité, contribuez à la survie du fêté : pour un cardiaque, modérez les surprises. Utilisez la carte d'anniversaire pour alerter sur les dangers. Une étude italienne montre que les messages d'avertissement préventifs réduisent les excès et les hospitalisations. Préférez "Restez calme, mangez sain et survivez cette semaine !" à un simple "Bon anniversaire !".
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