Contrairement aux idées reçues, être en ligne n'aggrave pas la santé mentale. Au contraire, les personnes souffrant de troubles psychologiques ou de sommeil recourent plus fréquemment aux réseaux sociaux.
Cette conclusion provient d'une étude scientifique rigoureuse menée auprès de plus de 3 000 Néerlandais par des chercheurs de l'université de Tilburg, de l'institut CentERdata et de l'université de Pavie (Italie). Les participants ont été interrogés sur leurs habitudes sur WhatsApp, Twitter, Facebook et YouTube, notamment la fréquence des discussions, publications et lectures. Un an plus tard, les mêmes questions ont été reposées. La solitude, les troubles psychologiques et les problèmes de sommeil ont été évalués un mois après chaque questionnaire.
Initialement, une corrélation semble exister entre un usage intensif des réseaux et une prévalence accrue de troubles psychologiques ou de sommeil. Cependant, une analyse approfondie montre que les gros utilisateurs en ligne ne présentent aucune détérioration de leur santé mentale ni de leur sommeil. Les chercheurs concluent que les médias sociaux ne causent pas ces problèmes : la relation est inverse, les troubles préexistants favorisant un recours accru aux réseaux.
Les résultats ont été publiés dans la revue Computers in Human Behavior.