Des chercheurs jordaniens ont examiné si la consommation de café élève le taux de cholestérol, un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires.
Pour leur étude, ils ont réparti 117 hommes âgés de 18 à 26 ans en deux groupes : gros consommateurs (3 tasses ou plus par jour) et consommateurs modérés (2 tasses ou moins). Chez les gros buveurs, le cholestérol total moyen s'élevait à 196 mg/dl, contre 177 mg/dl pour les modérés. Les valeurs normales sont inférieures à 190 mg/dl.
Remarquablement, les fumeurs des deux groupes présentaient des taux plus bas, indépendamment de leur consommation de café.
Les auteurs concluent que le café élève le cholestérol plus que le tabagisme.
« L'étude n'a examiné que le café bouilli. Il est donc logique que le taux de cholestérol augmente légèrement. »
Le café, avec le thé, est l'une des boissons les plus étudiées. Dans les années 1990, ses effets sur le cholestérol ont suscité de vifs débats : certaines études montraient une hausse, d'autres non.
Les grains de café contiennent deux lipides, le cafestol et le kahweol, qui peuvent augmenter le cholestérol. Leur teneur dépend du mode de préparation : plus le filtrage est efficace, moins ils sont présents.
Cette étude jordanienne portait uniquement sur du café bouilli, expliquant la légère hausse observée.
Les fumeurs y avaient un cholestérol plus bas, probablement dû à des habitudes alimentaires différentes, comme une moindre tendance au grignotage.
Le café contient des substances cholestérol-élévatrices, dont la quantité varie selon la préparation. Filtré ou en dosettes, l'effet est minime. Bouilli ou en capsules, il est plus marqué, mais reste limité sauf en grande quantité.