Vous savez déjà quoi faire pour limiter la propagation du coronavirus : lavage des mains fréquent, distanciation sociale et isolement. Pendant ce temps, les scientifiques du monde entier s'attaquent directement au virus. Quelles stratégies adoptent-ils contre ce pathogène redoutable ?
Les virus ne sont ni vivants ni morts. Comme les zombies, ils ne peuvent se propager sans hôte. Le SARS-CoV-2 nécessite des cellules vivantes pour se multiplier.
Une fois inhalé, le virus pénètre une cellule pulmonaire. Découvrez le processus en vidéo sur YouTube.
Le coronavirus se lie à la cellule via ses protéines de pointe (spike) et les récepteurs ACE2, formant une interaction protéique essentielle, loin des boissons protéinées des sportifs.
Après attachement, le virus entre dans la cellule, détourne son machinerie et force la production de nouveaux virions. Ces derniers infectent d'autres cellules, contaminant rapidement les poumons.
Les soins actuels, comme la ventilation mécanique, traitent les symptômes mais pas la cause. Les chercheurs développent des antiviraux ciblant directement le virus.
Ils recyclent des médicaments existants, comme la chloroquine, efficace contre le SRAS (famille corona) selon des études de la KU Leuven en 2004. Des essais cliniques chinois en février 2020 l'ont testée sur patients COVID-19 [1]. Elle figure dans les protocoles belges, sous réserve de recherches supplémentaires.
De nouveaux traitements émergent, comme l'anticorps du VIB-UGent qui se fixe sur la protéine spike, empêchant son union à ACE2 [2]. D'autres bloquent l'entrée virale ou la réplication.
Ces approches réduisent la charge virale et atténuent la maladie.
Votre système immunitaire produit macrophages, cellules B et T pour combattre les infections et mémoriser l'ennemi via cellules mémoire.
Un vaccin active cette réponse en amont, privant le virus de son avance. Il simule une infection sans danger : virus atténué (rougeole), inactivé (polio) ou protéine isolée (grippe).
Innovation : vaccins à ARNm (Cambridge, USA) codant la protéine spike. Vos cellules la produisent, déclenchant l'immunité.
Les médicaments passent des phases rigoureuses : sécurité, puis efficacité. Antiviraux en quelques mois ; vaccins en 12-18 mois minimum.
Cette prudence garantit efficacité et innocuité.
La pandémie a favorisé la collaboration : séquence génomique chinoise partagée rapidement, plateformes comme Crowdfight.
En attendant, respectez les gestes barrières : prévenir vaut mieux que guérir.
[1] https://nieuws.kuleuven.be/nl/2020/antiviral-operation-of-chloroquine-against-coronaviruses-reeds-in-2004-ontdekt-door-virlogen-ku-leuven
[2] https://www.ugent.be/nl/actueel/onderzoek-middel-tegen-covid19