Nous sommes également exposés à la poussière fine et à d'autres particules nocives à l'intérieur de nos logements. Les experts alertent sur les effets néfastes de ces particules sur la santé.
La pollution de l'air ne se limite pas à l'extérieur. Dans de nombreuses cuisines, les éclaboussures de graisse et les aliments collants génèrent un pic quotidien de poussières fines. Cuisiner au gaz est particulièrement préjudiciable : les enfants grandissant dans une maison équipée d'une cuisinière à gaz présentent 20 % de risques supplémentaires de développer des affections pulmonaires par rapport à ceux vivant avec une cuisson électrique.
La pollution intérieure touche aussi les foyers sans gaz. « Les principales sources de pollution de l'air intérieur proviennent des processus de combustion », explique Tim Nawrot, expert en environnement et santé (UHasselt et KU Leuven). « La cuisson et la friture sont des sources importantes, mais les bougies, les poêles et les cheminées émettent également de fortes quantités de particules et de suie. »

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé une limite de 5 microgrammes par mètre cube pour les particules fines depuis septembre. « Si l'on teste nos habitations par rapport à cette norme, 98 % ne sont pas conformes », indique Piet Jacobs, chercheur en qualité de l'air à TNO (Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée). « En moyenne, 60 % des particules viennent de l'extérieur, le reste est généré à l'intérieur. »
Pour minimiser les émissions de poussières fines, aérez régulièrement. « C'est toujours le moyen le plus efficace pour éviter que les particules nocives ne stagnent dans l'air », conseille Nawrot. Réduisez encore les risques en évitant les combustions : « Privilégiez la cuisine électrique au gaz et remplacez les bougies par des bougies LED », recommande Jacobs.
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