Les lésions de l'insula, région cérébrale clé dans le traitement des stimuli émotionnels, réduisent la susceptibilité au sophisme du joueur, favorisant ainsi la dépendance au jeu.

Une étude de l'Université de Cambridge, publiée dans PNAS, montre que les lésions de l'insula protègent contre ce biais cognitif central des addictions au jeu.
Le sophisme du joueur (gambler's fallacy) pousse à croire que des résultats passés influencent les probabilités futures, indépendamment des faits. Par exemple, après plusieurs "pile" à la pièce, on anticipe davantage de "face".
Les chercheurs ont comparé trois groupes : patients avec lésions du cortex préfrontal ventromédian, de l'amygdale ou de l'insula ; patients avec d'autres lésions cérébrales ; et un groupe témoin en bonne santé. Tous ont joué à une machine à sous truquée (gains de justesse répétés) et à la roulette (choix rouge/noir).
Les résultats indiquent que les patients à l'insula endommagée étaient nettement moins sujets au sophisme. Une hyperactivité de cette région pourrait donc promouvoir la dépendance au jeu. Les scientifiques visent à développer des traitements ciblant cette hyperactivité. (adw)
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